Conditions de travail: vers un droit à la déconnexion

Etre en tout temps plongé, via son smartphone, dans son environnement professionnel peut être dommageable à la santé. Dans une interpellation, le député socialiste Jean Tschopp demande au Conseil d'Etat vaudois de faire émerger un droit à la déconnexion.

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A l'exception des cadres dirigeants et de certains métiers, aucun impératif ne justifie que les employés soient sollicités pendant leurs loisirs ou durant le temps qu'ils passent en famille, estime le député vaudois Jean Tschopp. Photo: Keystone

(ats) Ce droit à la déconnexion existe en France depuis début 2017, mais il est difficilement applicable. En Suisse, un employé a en principe le droit d'exiger de ne pas être atteignable pendant sa période de repos. En mai 2017, le Conseil fédéral avait décidé de laisser aux partenaires sociaux le soin de régler la question dans le détail.

Le député Jean Tschopp revient à la charge sur le plan cantonal. Il demande au gouvernement vaudois quels pourraient être les contours d'un tel droit et s'il envisage de proposer une base légale. Le Conseil d'Etat a un délai de trois mois pour répondre.

A l'exception des cadres dirigeants et de certains métiers, aucun impératif ne justifie que les employés soient sollicités pendant leurs loisirs ou durant le temps qu'ils passent en famille, estime le député vaudois. Ce dernier demande aussi au canton de lancer une campagne de prévention et d'information.

L'interpellation fait partie d'un bouquet d'interventions que le Parti socialiste vaudois (PSV) va déposer au Grand Conseil. Les autres textes concernent les troubles musculo-squelettiques qui peuvent apparaître au bureau, l'allaitement lorsque la mère reprend son travail ou encore un plan d'action contre le stress au travail.