Migros supprime 290 postes à plein temps dans l'administratif

La Fédération des coopératives Migros (FCM) va supprimer d'ici trois ans 290 postes à plein temps dans le cadre d'une restructuration de ses services administratifs centraux. Malgré la prise en compte des fluctuations naturelles, des licenciements devront être prononcés, a annoncé vendredi le géant suisse du commerce de détail.

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Les suppressions de postes concernent uniquement les services centraux à Zurich. Photo prétexte: Keystone

(awp sda) "Aucune coopérative ne souffrira de suppressions de postes, qui concernent uniquement les services centraux à Zurich", a indiqué à AWP Tristan Cerf, porte-parole du groupe. La FCM coordonne les activités du groupe et appartient aux dix coopératives. Elle centralise les services administratifs et emploie "environ 2700 personnes à Zurich", a-t-il rappelé.

L'organisation et les processus internes des services administratifs centraux doivent être simplifiés dans le but de se concentrer sur les activités de base. Les postes supprimés recouvrent plusieurs domaines, notamment l'informatique, les ressources humaines, la communication et la finance, a souligné un autre porte-parole.

La décision intervient dans le cadre des changements affectant la branche du commerce de détail, notamment la concurrence croissante des sites de vente en ligne internationaux et la transition du magasin traditionnel vers le commerce en ligne, précise le communiqué. Aucune indication sur les économies attendues n'a été fournie.

Investir dans des secteurs d'avenir

Quelque 70 postes ont déjà été supprimés par des départs naturels depuis le début de l'année. De plus, une "proportion importante de suppressions d'emplois passera par des réductions du temps de travail et des départs à la retraite anticipée", a assuré le détaillant. La suppression de 70 postes à plein temps ne pourra toutefois pas être évitée. Un plan social est prévu pour les employés concernés.

Après trois exercices consécutifs marqués par des bénéfices en baisse, Migros "ne vise pas par ces mesures à économiser des coûts, mais à libérer des ressources pour investir dans des secteurs d'avenir". En parallèle, de nouveaux postes devraient ainsi être créés, a souligné Migros, sans préciser leur nombre.

Aucune précision n'a été donnée sur ce que recouvrent "les secteurs d'avenir". Au cours des dernières années, le groupe a toutefois renforcé sa présence en ligne et investit dans des projets relatifs à la santé.

Améliorer la compétitivité

Une trentaine de mesures a été identifiées pour accompagner la transformation et le stade de la mise en oeuvre est désormais arrivé. "Ces mesures, aussi douloureuses soient-elles à première vue, contribueront à améliorer notre compétitivité à courte et moyenne échéance", a souligné Fabrice Zumbrunnen, président de la direction générale de la FCM, cité dans le communiqué.

Dans de précédentes interviews, le dirigeant, en place depuis le 1er janvier, s'était montré insatisfait de la performance du groupe et insisté sur la nécessité d'améliorer les marges.

Le Chaux-de-Fonnier avait souligné qu'il n'était pas question de réduire le nombre des coopératives Migros, car cela n'apporterait pas de très gros avantages financiers. La question, politique, serait contreproductive pour le positionnement et le succès de Migros, et l'éloignerait de l'objectif qui est de couvrir les besoins changeants de la clientèle.

Les annonces de ce vendredi interviennent après des rumeurs déjà relayées la semaine dernière par l'hebdomadaire économique Handelszeitung. L'article révélait que Migros était sur le point de se restructurer et de supprimer 300 postes dans le cadre de son programme d'efficience "Fast forward", prévoyant de fusionner des départements, d'arrêter des projets informatiques et de réduire les dépenses marketing.