Pour Doris Leuthard, la retraite à 67 ans n'est pas une solution

Pour la présidente de la Confédération Doris Leuthard, fixer l'âge de la retraite à 67 ans n'est pas une solution. Du moins tant qu'elle lira dans les journaux que les plus de 50 ans ont de la peine à trouver un travail.

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"Le marché du travail n'est pas prêt à intégrer les travailleurs les plus âgés", relève la conseillère fédérale. Photo: Keystone

(ats) "Le marché du travail n'est pas prêt à intégrer les travailleurs les plus âgés", relève la conseillère fédérale dans plusieurs interviews. "Aujourd'hui déjà, certains quinquagénaires peinent à trouver un poste. Alors imaginez ce qui attend une personne âgée de 60 ans qui devrait encore travailler sept ans".

La digitalisation joue aussi en défaveur des seniors. "Si le Conseil fédéral veut élever l'âge de la retraite, il doit investir dans la formation professionnelle", ajoute la ministre PDC dans Le Temps, la Schweiz am Wochenende et la Südostschweiz am Wochenende.

Mais c'est difficile. "La question qui se pose est: où peut-on trouver dans le budget 100 millions de francs pour la digitalisation?" Le Conseil fédéral est conscient que des moyens supplémentaires sont nécessaires.

Mieux utiliser les excédents de recettes

La présidente se demande s'il est judicieux d'utiliser des soldes de crédit et des excédents seulement pour réduire la dette. Cet argent pourrait aussi être investi dans des projets d'avenir. Dans le courant de l'année, le taux d'endettement de la Suisse est passé sous la barre des 14% par rapport au PIB.

Sur la question des interventions d'anciens conseillers fédéraux dans la campagne de votation, Doris Leuthard estime qu'il revient en priorité aux ministres actifs de s'exprimer. "Ensuite, je peux comprendre qu'on soutienne un projet du Conseil fédéral. La critique de son action par contre est plus délicate et je m'abstiendrai de le faire, si ce n'est entre quatre yeux", ajoute-t-elle tout en restant prudente pour l'avenir: "Je ne suis pas encore partie".