Taux de chômage stable en janvier, le marché du travail se détend

Le taux de chômage est resté inchangé à 3,3% en janvier 2018 par rapport à décembre 2017, reculant toutefois de 0,4 point de pourcentage sur un an. Cette évolution confirme la tendance à la baisse observée depuis 2016, souligne le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

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L'obligation d'annoncer tout poste vacant dans les professions où le taux de chômage dépasse 8% est une conséquence de la mise en oeuvre de l'initiative UDC contre l'immigration de masse. Photo: 123RF

(ats) A la fin janvier, 149'161 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit tout de même 2507 de plus que le mois précédent (+1,7%), a indiqué le SECO dans un communiqué. Sur un an, elles sont en revanche 15'305 de moins (-9,3%).

Cette détente s'explique notamment par les bons taux de croissance persistants du produit intérieur brut (PIB), ainsi qu'une conjoncture favorable en Europe et au niveau international, a relevé en conférence téléphonique Boris Zürcher, le chef de la direction du travail au SECO. L'immigration est en outre modeste, et les postes vacants sont ainsi apparemment plutôt repourvus avec des chômeurs.

L'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits se chiffre à 213'125 personnes. C'est 1107 de plus qu'en décembre dernier (+0,5%), mais 13'736 de moins qu'en janvier 2017 (-6,1%).

Davantage de jeunes ont un travail

Le chômage des jeunes (15-24 ans) a diminué sur un mois de 135 personnes (-0,8%), passant à 16'545. Par rapport au même mois de l'année précédente, il a diminué de 3237 personnes (-16,4%). Le taux de chômage dans cette catégorie est toutefois resté stable entre décembre et janvier, à 3%, sous la moyenne nationale. Même marque chez les 50 ans et plus (+0,1 point sur un mois).

L'indicateur, inchangé chez les femmes (3%) par rapport décembre, a très modestement progressé chez les hommes (+0,1 point à 3,6%). Par nationalités, les étrangers ont enregistré une hausse de 0,1 point à 6,2%, contre 2,3% (stable) chez les Suisses.

Neuchâtel en net progrès sur un an

Au niveau géographique, Neuchâtel reste le canton suisse le plus touché par le chômage, affichant un taux de 5,6%, similaire par rapport au moins précédent. Mais sur un an, il enregistre un recul d'un point, le plus important du pays.

Les cantons de Genève et du Jura sont également demeurés stables en comparaison mensuelle, avec un taux de respectivement 5,3% et 4,6%, selon les chiffres du SECO. Sur un an toutefois, une baisse de 0,4 et 0,7 point de pourcentage est perceptible.

Le canton de Fribourg a, lui, vu son taux de chômage augmenter de 0,1 point sur un mois, remontant dans la moyenne nationale (3,3%). La hausse est similaire sur un an.

Effet saisonnier sur Vaud et en Valais Vaud affiche la hausse mensuelle la plus importante parmi les cantons romands, de 0,3 point à 4,7% (-0,5 point sur un an). Le Valais connaît un taux similaire, en augmentation de 0,2 point par rapport au mois précédent, mais en recul de 0,5 point sur un an. La tendance est identique au Tessin, à 3,8% (+0,1 point par rapport à décembre, -0,2 point en comparaison annuelle).

Un effet saisonnier s'est fait sentir dans ces trois cantons, a expliqué Boris Zürcher: moins de personnes travaillent, en particulier dans la restauration et la construction.

Globalement, le taux de chômage double presque dans ces branches entre l'été et l'hiver et reste comparativement élevé. Toutefois, le nombre de chômeurs a aussi baissé dans ces secteurs comparé à l'année passée, une évolution réjouissante qui montre une solide croissance, selon Boris Zürcher.

Taux toujours très bas à Obwald

A Zurich et Berne, les cantons les plus peuplés du pays, le taux de chômage est demeuré inchangé entre décembre et janvier, à respectivement 3,6% (-0,3 point sur un an) et 2,5% (-0,5 point en variation annuelle). Le demi-canton d'Obwald peut toujours se targuer du taux le plus bas de Suisse, à seulement 0,9%, une marque

en recul de 0,1 point sur un mois comme sur un an.

Au final, le taux de chômage en Suisse romande et au Tessin s'est établi à 4,6%, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'en décembre dernier, mais 0,4 de moins qu'en janvier 2017. Il est resté stable à 2,8% en Suisse alémanique (-0,3 point sur un an).