Unia décerne la palme d'or de l'inégalité salariale

Le syndicat Unia se bat contre l'inégalité salariale. Dans le cadre de ses actions pour mettre en évidence la discrimination salariale, il a remis la palme d'or de l'inégalité salariale à une entreprise chaux-de-fonnière.

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L'entreprise dénoncée "a pratiqué la discrimination salariale à raison de 33,3%", explique Unia. Photo: 123RF

(ats) Selon Unia, la société Melet Schloesing Pharmaceuticals SA a été dénoncée pour trois raisons: une violation de l'égalité salariale, de la sous-enchère salariale ainsi que le non-respect du salaire minimum cantonal neuchâtelois.

En engageant un couple d'opérateurs polyvalents à des salaires mensuels pour un temps plein de 3000 francs pour le mari et 1000 francs à mi-temps pour l'épouse, "l'entreprise a pratiqué la discrimination salariale à raison de 33,3%", explique Unia dans un communiqué.

Informé par le couple, Unia a fait valoir aux prud'hommes la différence entre le salaire perçu et le salaire minimum obligatoire.

"Insulte"

Interrogé par l'ats, le responsable français de l'entreprise incriminée, François Melet, réagit: "C'est une insulte de Suisses à un Français, ces gens du syndicat ne connaissent pas leurs
dossiers". "En France, quand ça ne va pas, on se réunit autour d'une table", ajoute-t-il.

Selon ce chef d'entreprise, son ex-employé l'a supplié de fournir un emploi à son épouse, "qui déprimait loin de lui". Il les aurait alors engagés, accordant un "contrat flottant" à cette dame. "Mais, un temps malade, elle n'a pratiquement jamais travaillé". Il estime aujourd'hui s'être "fait avoir" et prévoit de quitter la Suisse.

Carton rouge

Au rang des autres actions menées dans l'Arc jurassien figure celle d'Unia Transjurane. Une délégation syndicale est descendue dans les rues de Delémont pour dénoncer les injustices au détriment des femmes et montrer un carton rouge symbolique à l'encontre des entreprises.