Berne (ats) En rythme annuel, le chômage est toutefois en hausse de 10'216 personnes (+7%), a précisé le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) dans un communiqué. Considéré de manière désaisonnalisée, il progresse toutefois de 0,1 point à 3,5% par rapport à février.
Pour Boris Zürcher, chef de la Direction du travail du SECO, cet effet saisonnier, qui a "surcompensé" la conjoncture, va se poursuivre jusqu'en juin ou juillet. Dans l'ensemble, les risques de se retrouver sans emploi ont un peu diminué, même si la durée moyenne du chômage s'est légèrement accrue, a-t-il déclaré en conférence téléphonique.
Globalement, la baisse du nombre de demandeurs d'emploi a été plus forte que prévu, M. Zürcher la considérant comme "étonnamment positive". Ce dernier n'a pas pu préciser dans quelle mesure les suppressions d'emplois liées au franc fort se sont reflétées dans les chiffres publiés par le SECO.
Meilleure situation pour les jeunes
Le chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a encore plus nettement diminué que le taux global, avec un repli de 1584 personnes (-7,7%) par rapport à février, ce qui correspond à un taux de 3,4%. Il a en revanche augmenté de 706 personnes (+3,9%) sur un an.
Les autres tranches d'âge prises en considération, à savoir les 25-49 ans et les 50 ans et plus, affichent respectivement un taux de 3,8% (-0,2 point) et 3,2% (-0,1 point). Les hommes (-0,3 point à 3,8%) ont vu leur taux de chômage davantage baisser que les femmes (-0,1 point à 3,3%), et les étrangers (-0,3 point à 7,1%) davantage que les Suisses (stable à 2,5%).
L'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits - qui réunit les chômeurs mais également les personnes suivant une formation ou bénéficiant de gains intermédiaires et de programmes d'emploi temporaire - se chiffre quant à lui à 218'187 personnes, soit 4701 de moins que le mois précédent. Il ressort toutefois en hausse de 13'921 personnes (+6,8%) sur un an.
Le nombre de places vacantes annoncées aux ORP a diminué de 259 durant le mois sous revue, passant à 10'386.
Neuchâtel va mieux
Au niveau des régions, le taux de chômage a davantage baissé en mars en Suisse romande et au Tessin que dans le reste du pays, même s'il reste supérieur à la moyenne nationale de 3,6%. Il a diminué de 0,3 point en rythme mensuel, pour s'établir à 4,8%, contre 3,1% (-0,1 point) en Suisse alémanique.
C'est le canton de Neuchâtel qui conserve le bonnet d'âne à l'échelle suisse, avec un taux de chômage qui recule toutefois fortement de 0,4 point par rapport au mois précédent à 6%. Genève, qui est resté stable à 5,7%, suit de près.
Dans l'ordre, viennent ensuite les cantons de Vaud (-0,2 point à 5,2%), du Jura (-0,1 point à 4,8%), du Valais (-0,7 point à 4,7%) et de Fribourg (-0,2 point à 3,3%). Le canton de Berne, qui comprend une petite minorité francophone, affiche un taux de chômage de 2,9% (-0,1 point).
Le Tessin enregistre lui un net repli (-0,5 point) à 3,9%. Côté alémanique, les cantons très urbanisés de Zurich et de Bâle-Ville sont les seuls à afficher un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Le premier affiche 3,9% (-0,1 point) et le second 4,2% (-0,1 point).
C'est le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui affiche le chômage le plus faible, avec un taux de 1,1% (-0,2 point). Obwald et Nidwald ont pour leur part vu leur taux de chômage respectivement augmenter de 0,1 point à 1,3% et stagner à 1,2%.
Davantage de chômage partiel
En janvier, les mesures de chômage partiel ont touché 5676 personnes, soit 1179 (+26,2%) de plus que le mois précédent. Le nombre d'entreprises ayant eu recours à de telles mesures a augmenté de 99 unités (+20,2%), passant à 589, tandis que les heures de travail perdues ont progressé de 32,3% à 342'268.
Selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 3079 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l'assurance-chômage dans le courant du mois de janvier dernier.