En 2020, 10,2% des salariés de 15 à 64 ans (sans les personnes en apprentissage) se trouvaient dans une forme d’emploi atypique. C’est chez les jeunes de 15 à 24 ans (26,9% des salariés de ce groupe) ainsi que dans l’agriculture et la sylviculture (25,2%) et parmi les professions élémentaires (24,4%) que les formes d’emploi atypiques sont surreprésentées, indique un communiqué. Les femmes se trouvent aussi plus souvent que les hommes dans une situation d’emploi atypique (12,5% contre 8,0%).
Contrats de courte durée: quatre fois plus que la moyenne chez les 15 à 24 ans
En 2020, les contrats à durée déterminée de moins de douze mois concernaient 3,1% des salariés de 15 à 64 ans (2010: 3,0%). Cette forme d’emploi est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (3,3% contre 2,8%), mais on constate surtout des différences marquées en fonction de l’âge. La part de contrats de courte durée atteint 13,4% chez les 15 à 24 ans, comparé à 3,0% chez les 25 à 39 ans et moins de 2% chez les 40 à 64 ans. Cette forme d’emploi est également fréquente dans l’agriculture et la sylviculture (9,3%), suivies de l’hébergement et la restauration (6,1%) et de la branche «Arts, loisirs, ménages privés, autres services» (5,9%).
Des taux d’occupation faibles pour environ 10% des salariés des professions élémentaires
En 2020, 2,3% des salariés de 15 à 64 ans travaillaient avec un taux d’occupation de moins de 20%, ce qui constitue une baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à 2010. Les femmes sont quatre fois plus souvent que les hommes dans cette situation (3,9% contre 0,9%). On observe aussi de nettes différences entre les grands groupes de professions. Ainsi, 9,5% des salariés des professions élémentaires travaillent à moins de 20%. Mis à part le personnel des services directs aux particuliers ainsi que les commerçants et les vendeurs (4,7%), la proportion est inférieure à 3% pour les autres grands groupes de professions.
Faibles taux d’occupation surtout pour cause de formation
En 2020, 30,0% des salariés ayant un faible taux d’occupation mentionnaient comme raison du temps partiel une formation ou une formation continue. La garde des enfants (20,0%) ainsi que les autres obligations familiales et personnelles (17,4%) viennent ensuite. Le manque d’intérêt pour un emploi à plein temps (11,3%), plusieurs activités à temps partiel (9,0%) et le fait de ne pas avoir trouvé d’emploi à plein temps (7,8%) sont des raisons citées moins fréquemment.
Près de 10% des salariés de 15 à 24 ans travaillent sur appel
En 2020, 5,1% des salariés de 15 à 64 ans ont travaillé sur appel, une proportion qui a peu varié par rapport à 2010 (–0,2 point de pourcentage). Ici aussi, les jeunes de 15 à 24 ans enregistrent des taux supérieurs à la moyenne (15 à 24 ans: 9,8%; 25 à 39 ans: 4,7%; 40 à 54 ans: 4,4%; 55 à 64 ans: 5,1%). Selon la branche économique, la fourchette va de moins de 1% pour les activités financières et d’assurance à plus de 10% pour l’hébergement et la restauration ainsi que l’agriculture et la sylviculture.
1,2% des salariés occupés en location de services
Dans le cadre de la location de services, les travailleurs ont des rapports de travail triangulaires: ils ont trouvé leur emploi par l’intermédiaire d’une agence de location de services, qui les rémunère (travail temporaire). 1,2% des salariés se trouvaient dans cette situation en 2020, les hommes deux fois plus que les femmes (1,5% contre 0,8%). Les personnes en location de services travaillent trois fois plus souvent sur appel que l’ensemble des salariés.
Télécharger l’étude complète de l’OFS: «Formes d'emploi atypiques 2010-2020»