Les spécialistes de la finance insatisfaits de leurs rémunération

Fed Finance, le cabinet de recrutement temporaire et permanent spécialiste des métiers de la comptabilité et de la finance basé à Genève, a interrogé 138 candidats exerçant en firmes comptables, fiduciaires et départements du secteur finance de petites et grandes entreprises dans les cantons de Genève et de Vaud. Alors qu’ils sont 63% à estimer leur marché de l’emploi au moins aussi dynamique que l’an passé, plus de la moitié (54%) des répondants déclarent que leur rémunération est inférieure à leurs attentes. Ils sont quand même 41% à estimer être payés au prix du marché.

Il est intéressant de noter que l’expérience des candidats ne semble pas être un facteur corrélé à l’évaluation personnelle de la rémunération, écrit Fed Finance dans un communiqué. En effet, 57 % des candidats ayant plus de 11 ans d’expérience trouvent leur rémunération inférieure à leurs attentes, contre 50 % des sondés qui cumulent moins de 10 ans d’expérience.

Sans réelle surprise, pour choisir un poste entre deux offres équivalentes, c’est la rémunération qui prime dans plus de la moitié des cas (54 %). Néanmoins, les candidats semblent attachés à leurs conditions de travail et à une bonne compatibilité avec leur qualité de vie puisque :

• juste derrière la rémunération, la situation géographique du lieu de travail est un critère de choix très important (52 %) ;
• ils sont aussi près de la moitié (48 %) à choisir un poste en fonction de critères liées à l’organisation du travail (horaires, possibilités de télétravailler …).

Une fois en poste, la rémunération devient moins sensible, seul 21 % des collaborateurs estiment que c’est un facteur favorisant leur envie de rester dans l’entreprise.

À ce stade, ce sont les critères liés au bien être au travail qui les motivent à rester :

• en premier lieu, et loin devant les autres, l’ambiance générale au travail, citée dans 74 % des cas ;
• puis l’intérêt du poste et des missions pour 60 % des sondés ;
• les conditions de travail et perspectives d’évolution, respectivement citées dans 42 % et 40 % des cas.