L’enquête relève que, pour les recruteurs et les spécialistes de la gouvernance, l’intégrité ne va pas de soi. Les candidats continuent d’embellir leur CV, de plus en plus souvent à l’aide de l’intelligence artificielle, ou de ne pas divulguer toutes les informations pertinentes.
Ainsi, 88,4% des CV analysés sont embellis, ce qui en fait l’une des principales sources de risque dans les processus de recrutement. Parmi les dossiers concernés, 77% présentent des écarts au niveau des expériences professionnelles (intitulés de poste, périodes ou taux d’activité). Cette catégorie inclut également les candidats refusant toute vérification. Les formations ne sont pas épargnées: dans 27% des cas, les diplômes déclarés ne correspondent pas entièrement aux informations vérifiées ou n’ont pas été obtenus. Enfin, 26% déclarent une activité annexe qui peut représenter un conflit d’intérêt.
Autre élément marquant: l’écart croissant entre les différentes sources d’information. Dans 71% des cas, les données figurant dans le CV diffèrent des profils LinkedIn correspondants, un signal potentiellement trompeur pour les recruteurs qui s’appuient souvent sur les profils en ligne comme première source d’information. «Le CV devient de plus en plus un document marketing et de moins en moins une source de données fiable, explique Michael Platen, fondateur d’Aequivalent, dans un communiqué. Sans vérification structurée, des risques majeurs peuvent rester invisibles.»