Invités à définir spontanément le «travail hybride», les répondants pensent d'abord au lieu de travail (59,8%). Mais dès qu'on leur propose une liste de notions, la hiérarchie s'inverse: l'autonomie arrive en tête (62%), suivie de la confiance (48%), loin devant le lieu (39%) et l'horaire (19%).
L'écart le plus frappant concerne justement la confiance. Citée spontanément par moins d'un répondant sur cent (0,8%), ce terme grimpe à 48% dès qu'il est proposé comme option. Un mot qui ne vient pas naturellement à l'esprit, mais que les répondants reconnaissent dès qu'on le leur soumet comme la condition de réussite du travail hybride.
L'étude confirme ce décalage à chaque étape:
- 71% des travailleurs hybrides estiment que les managers doivent faire preuve de plus de confiance, et autant estiment que les collaborateurs doivent faire preuve de plus d'autonomie.
- Le modèle jugé le plus efficace n'est ni le contrôle strict, ni la liberté totale, mais un cadre à objectifs clairs laissant une autonomie complète dans la manière d'y parvenir (75%).
- Le principal obstacle au travail hybride n'est ni un problème d'outils, ni une contrainte légale : c'est le manque de confiance, cité par 65% des répondants, loin devant tous les autres facteurs.
«Les entreprises suisses ont largement adopté le travail hybride dans leur volet logistique, remarque Alison Mosena, Consultante RH au sein de Opsys360, une société suisse spécialisée dans la location de services (portage salarial, payrolling) et l'accompagnement RH. Ce que montre notre baromètre, c'est que la vraie bascule est ailleurs: elle est managériale. Fixer un cap clair et laisser chaque professionnel choisir comment l'atteindre, dans le cadre de l'entreprise, c'est cela, le management par la confiance.»