En Suisse, toujours plus de personnes travaillent alors qu’elles ont congé: 68% déclarent travailler sur leur smartphone pendant leur temps libre, 29% même souvent ou très souvent. En même temps, 84% des personnes interrogées utilisent leur appareil à des fins privées pendant leur temps de travail.
Alors que la numérisation des données RH n’est pas encore terminée, les grandes déclarations d’intention se multiplient au sujet de la révolution du big data dans les RH. Qu’en est-il en réalité?
Professeur d’informatique à l’Université de Fribourg, Philippe Cudré-Mauroux est un des experts suisses du Big Data et de l’Intelligence Artificielle (IA). Il explique ici les grands enjeux à venir pour la fonction RH.
La numérisation des processus repose sur des données RH fiables. Grâce à la technologie de la blockchain, nous développons un référentiel, sécurisé et détenu par le collaborateur, qui contiendrait toutes ses données.
Les données RH sont encore bien trop sensibles pour être exploitables de manière convaincante par l’intelligence artificielle. Sans parler des réserves juridiques qu’il faudra encore lever. Analyse.
Massivement impacté par les outils digitaux et toutes les technologies disruptives qui en découlent (intelligence artificielle, blockchain, réalité virtuelle, adaptive learning, etc.), le marché des RH est arrivé à maturation dans la sphère internationale. Mais pourquoi donc, en Suisse, les ressources humaines font-elles de la résistance aux nouvelles technologies?
En comparaison internationale, les employés suisses sont légèrement à la traîne en ce qui concerne l’acquisition de compétences numériques. Ils continuent à privilégier une formation continue axée sur les compétences techniques ou professionelles, selon une étude.
Non, les robots ne vont pas détruire l’emploi, rassure Michael Page. Reste que pour tirer pleinement profit des évolutions liées à la numérisation galopante, les salariés seraient bien inspirés de se préparer. La société de recrutement donne quatre conseils.
Même si les modèles de travail flexibles sont sur toutes les lèvres, la place de travail fixe a encore de beaux jours devant elle. Plus de trois quarts des employés actifs dans des bureaux en Suisse ont un poste qui leur est exclusivement dédié.
Comment un syndicat s’organise-t-il lorsque les travailleurs changent souvent d’emplois, lorsqu’ils font des pauses entre chaque mission et lorsqu’ils ont parfois plusieurs emplois ou «gigs» en même temps?